Polyarthrite rhumatoïde et mode de vie
Source : Jeleefstijlalsmedicijn
La polyarthrite rhumatoïde (PR) touche chaque année des milliers de Néerlandais et a un impact important sur la vie quotidienne en raison de la douleur, de la raideur et de la fatigue. Le traitement par médicaments antirhumatismaux est souvent efficace pour réduire les inflammations, mais n’offre pas toujours un soulagement complet — seulement 10-20 pour cent des patients atteignent une rémission durable où les médicaments peuvent être complètement arrêtés. De nombreux patients continuent donc à avoir des symptômes même lorsque les inflammations articulaires sont calmes avec les médicaments. Cependant, il y a de l’espoir. Des recherches scientifiques récentes montrent que les facteurs de mode de vie influencent non seulement le risque de développer la PR, mais peuvent aussi réduire les symptômes et sont donc un complément bienvenu au traitement médicamenteux actuel. De l’alimentation et de l’exercice à la gestion du stress et au sommeil — les bons choix de mode de vie peuvent apporter une grande contribution à l’évolution de la maladie.
Auteur : Jaap Versfelt
Réviseur médico-scientifique : dr. Pascal de Jong, rhumatologue Erasmus MC
Points clés de cet article (16 minutes de lecture)
Section intitulée « Points clés de cet article (16 minutes de lecture) »- Prévalence La polyarthrite rhumatoïde (PR) touche 277 000 Néerlandais, est plus fréquente chez les femmes, et augmente dans le monde de 14 pour cent depuis 1990.
- Causes La PR est causée par une combinaison de prédisposition génétique (risque 2-5x plus élevé chez les parents au premier degré), de perturbations du système immunitaire et de facteurs de mode de vie.
- Limites du traitement Les médicaments sont efficaces contre les inflammations mais n’offrent pas de guérison ; seulement 10-20 pour cent atteignent une rémission durable et de nombreux patients gardent des symptômes malgré les médicaments.
- Surpoids Le surpoids augmente le risque de PR de 25 pour cent, réduit l’efficacité des médicaments et rend la rémission plus difficile à atteindre.
- Alimentation Une alimentation saine réduit le risque de PR de 40 pour cent. Les suppléments d’oméga 3 ont des effets prouvés pour le soulagement des symptômes. Le régime méditerranéen est prometteur et pour le régime végétalien, les résultats sont contradictoires.
- Exercice L’activité physique régulière réduit le risque de PR de 35 pour cent et combat la douleur, la fatigue et les limitations de mouvement dans la PR existante.
- Lumière du soleil Une faible exposition au soleil augmente le risque de PR de 27 pour cent, probablement en raison d’une production insuffisante de vitamine D, mais les suppléments ne montrent pas d’effet prouvé sur l’activité de la maladie.
- Sommeil Un sommeil perturbé augmente le risque de PR de 33-38 pour cent et crée un cercle vicieux avec la douleur. L’amélioration de la qualité du sommeil peut soulager les symptômes.
- Stress Le stress chronique augmente considérablement le risque de PR (76 pour cent avec des symptômes de SSPT). Les interventions psychologiques montrent un effet modéré à fort positif sur la douleur et la fatigue.
- Tabagisme Le tabagisme augmente le risque de PR de 40 pour cent et explique 20-25 pour cent de tous les cas. L’arrêt réduit l’activité de la maladie et améliore l’efficacité des médicaments.
- Alcool La consommation d’alcool a une relation complexe avec la PR. Une consommation modérée réduit le risque de 14 pour cent, tandis qu’une consommation excessive peut aggraver les symptômes, surtout avec certains médicaments.
- Programmes de mode de vie Les études néerlandaises Leef! met Reuma et Plants for Joints montrent que les interventions combinées de mode de vie conduisent à des améliorations durables de la douleur, de la raideur et de l’activité de la maladie.
- Efficacité Une approche combinée axée sur le poids, l’alimentation, l’exercice, le stress, le sommeil et le tabagisme offre aux personnes atteintes de PR la possibilité d’avoir elles-mêmes une influence sur l’évolution de leur maladie en plus des médicaments.
1. Qu’est-ce que les rhumatismes inflammatoires et quelle est leur fréquence ?
Section intitulée « 1. Qu’est-ce que les rhumatismes inflammatoires et quelle est leur fréquence ? »Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), des inflammations articulaires se produisent. C’est une
maladie auto-immune, où le système de défense se retourne contre le propre
corps. Habituellement, la PR commence dans les articulations des mains et des pieds,
qui deviennent douloureuses, enflées et raides. Sans traitement, les
inflammations peuvent conduire à des dommages articulaires permanents et des déformations
(ReumaNederland).
La PR peut commencer insidieusement ou survenir soudainement. C’est une maladie
chronique avec une évolution variable : des périodes où quelqu’un souffre (beaucoup)
d’inflammations articulaires alternent avec des périodes où
il y a peu ou pas d’inflammations. La maladie peut survenir à tout âge,
mais les premiers symptômes apparaissent généralement à l’âge mûr
(50 à 60 ans). Les femmes sont touchées deux à trois fois plus souvent
que les hommes
(FMS).
La polyarthrite rhumatoïde est malheureusement très répandue : en 2023, il y avait 277 000
personnes atteintes de cette maladie aux Pays-Bas
(Vzinfo). Dans le monde, le nombre de personnes atteintes de PR
augmente (augmentation de 14 pour cent depuis 1990) et on s’attend à ce qu’il continue
d’augmenter (GBD
2021).
2. Causes de la polyarthrite rhumatoïde
Section intitulée « 2. Causes de la polyarthrite rhumatoïde »La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur le propre corps, en particulier les articulations. La cause exacte de la PR n’est pas encore entièrement connue, mais les recherches montrent qu’il s’agit d’une interaction entre prédisposition génétique, mode de vie et perturbations du système immunitaire.
- Facteurs génétiques Les personnes présentant certaines variantes génétiques (surtout le gène HLA-DRB1) ont un risque accru de PR. L’hérédité ne joue cependant qu’un petit rôle. Si la maladie est présente dans une famille (père, mère, frère ou sœur), le risque est 2 à 5 fois plus grand qu’un autre membre de la famille l’ait aussi (Romao, 2021), néanmoins même alors le risque reste faible de développer la PR : 2 à 3 pour mille personnes (normal est 0,5 à 0,8).
- Perturbations du système immunitaire Dans la PR, le système immunitaire se dérègle et le corps attaque son propre tissu articulaire. La formation d’anticorps y joue un rôle important. Les anticorps peuvent souvent être présents dans le sang des années avant les premiers symptômes.
- Mode de vie Dans la PR, le mode de vie joue un grand rôle. Le surpoids, une alimentation malsaine, le manque d’exercice, le manque de lumière du soleil, un sommeil perturbé, le stress, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool sont tous des facteurs de risque pour développer la PR. Plus à ce sujet au paragraphe 4.
3. Limites des traitements médicamenteux
Section intitulée « 3. Limites des traitements médicamenteux »Le traitement de la PR consiste principalement en des médicaments qui suppriment les inflammations, comme les DMARD (par exemple méthotrexate, sulfasalazine) et les agents biologiques. Les thérapies médicamenteuses sont efficaces pour ralentir la maladie, mais ne la guérissent souvent pas. De nombreux patients gardent des symptômes.
3.1 Seulement 10-20 pour cent des patients peuvent être guéris
Section intitulée « 3.1 Seulement 10-20 pour cent des patients peuvent être guéris »La PR revient souvent dès que les médicaments sont arrêtés. Seule une petite partie des patients (environ 10 à 20 pour cent) atteint une rémission durable où tous les médicaments peuvent être arrêtés. En d’autres termes, pour 80 à 90 pour cent des personnes, un traitement continu est nécessaire pour garder la maladie sous contrôle (Verstappen, 2020).
3.2 De nombreux patients gardent des symptômes
Section intitulée « 3.2 De nombreux patients gardent des symptômes »Les options thérapeutiques pour le traitement de la PR se sont fortement élargies ces dernières années, avec pour conséquence que nous pouvons beaucoup mieux contrôler la maladie. Bien que tous les patients ne répondent pas aussi bien aux différents antirhumatismaux, en général toutes les inflammations articulaires peuvent être traitées chez presque tous les patients PR. Pourtant, de nombreux patients continuent à avoir des problèmes même s’il n’y a pas d’inflammations articulaires, ce qui se manifeste par une douleur persistante, une raideur et une fatigue.
4. Mode de vie et polyarthrite rhumatoïde
Section intitulée « 4. Mode de vie et polyarthrite rhumatoïde »Le mode de vie joue un grand rôle dans la PR. Un mode de vie malsain augmente le risque de développer la maladie. De plus, changer de mode de vie peut aider le traitement et améliorer les symptômes. Nous passons en revue tous les facteurs connus un par un et examinons deux choses :
- Comment le facteur de mode de vie augmente-t-il le risque de développer la PR ?
- Le changement de mode de vie aide-t-il au traitement ?
Pour la deuxième partie (traitement), nous résumons les recommandations d’un groupe de travail européen (l’Eular) qui a compilé toutes les recherches à ce sujet (Gwinnutt, 2023).
4.1 Surpoids — 25 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.1 Surpoids — 25 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Les personnes en surpoids ou obèses ont un risque
25 pour cent plus élevé de polyarthrite rhumatoïde (Qin,
2015). Plus l’IMC (poids par rapport
à la taille) est élevé, et plus longtemps quelqu’un est en surpoids, plus le
risque est grand (Lu,
2014).
Traitement Pour les personnes atteintes de PR, il est important de viser un poids
sain. Le surpoids a en effet une influence négative
sur les symptômes rhumatismaux comme la douleur, les inflammations et la fatigue. Les recherches
montrent que la perte de poids peut réduire considérablement les symptômes.
De plus, les personnes en surpoids répondent moins bien à certains
médicaments antirhumatismaux (Klaasen,
2011, Singh,
2018) et atteignent moins souvent une rémission
durable (Schulman,
2018).
4.2 Alimentation malsaine — 67 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.2 Alimentation malsaine — 67 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Une alimentation saine joue un grand rôle dans la prévention des rhumatismes. Les personnes qui mangent sainement à long terme, surtout avec moins de boissons gazeuses sucrées, moins de sel et moins de sucre, et justement plus de graisses saines comme les acides gras oméga 3 (comme dans les poissons gras), ont jusqu’à 40 pour cent moins de risque de développer la PR. Manger beaucoup de légumes, fruits et fibres peut aussi réduire le risque de rhumatismes (Romao, 2021).
Traitement La preuve la plus solide existe pour l’utilisation d’huile de poisson oméga 3 (à fortes doses). Un régime méditerranéen est aussi prometteur, surtout en complément du traitement régulier. Pour un régime végétalien, les résultats sont encore contradictoires. D’autres régimes et interventions comme le jeûne ou les régimes d’élimination donnent des effets variables ou temporaires, avec des preuves moins solides (Philippou, 2021).
| Intervention alimentaire | Effet | Description de l’effet | Force de la preuve |
|---|---|---|---|
| Huile de poisson oméga 3 | Positif | Réduction de la douleur, de la raideur matinale, des articulations sensibles, des limitations physiques et des gonflements. La VS a diminué. | Élevée ; 20 ECR, 1 288 participants (Gioxari, 2018) |
| Régime méditerranéen | Positif | Améliorations de la douleur, de la fonction physique et de la raideur matinale. | Modérée ; 2 études, 186 participants (Hagen, 2009) |
| Jeûne | Positif | Amélioration de la douleur, de la raideur matinale et du nombre d’articulations douloureuses. | Modérée ; 2 études, 79 participants (Hagen, 2009) |
| Régime végétalien | Contradictoire | Alimentation seule : pas d’effet. Avec intervention de mode de vie : diminution de l’activité de la maladie. | Modérée ; 3 études, 192 participants (Hagen, 2009, Walrabenstein, 2023) |
Tableau 1 — aperçu de l’effet des interventions alimentaires
Aucune des études n’a examiné l’effet d’un régime cétogène, malgré les effets anti-inflammatoires connus. Le jeûne a des effets comparables à un régime cétogène parce qu’il provoque un état de cétose dans le corps (Su, 2013).
4.3 Manque d’exercice — 54 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.3 Manque d’exercice — 54 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Une grande étude montre que les personnes qui font régulièrement
de l’exercice (au moins 20 minutes par jour de marche ou de vélo et au moins 1
heure par semaine d’activité plus intense) ont 35 pour cent moins de risque
de développer la PR. Le travail ménager actif semble aussi avoir un effet positif.
Inversement, l’inactivité physique augmente le risque
(Giuseppe,
2015).
Traitement L’activité physique régulière réduit les symptômes
rhumatismaux comme la douleur, la fatigue et les limitations de mouvement. Tant
les activités qui améliorent la condition (comme la marche ou le vélo) que
les exercices de renforcement musculaire (musculation) sont utiles. La
recommandation est de, selon ses capacités, faire au moins 150 minutes par semaine de
marche ou de vélo et deux fois par semaine des exercices de renforcement musculaire
(Metsios,
2015). De plus, il est prouvé que l’exercice est sûr,
même pour les rhumatismes, et il n’est jamais trop tard pour commencer.
4.4 Peu de lumière du soleil — 27 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.4 Peu de lumière du soleil — 27 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Les personnes qui sont plus souvent au soleil ont un risque plus faible
de développer la polyarthrite rhumatoïde, probablement grâce à
l’exposition aux rayons UV-B de la lumière du soleil (Arkema,
2012). C’est probablement parce que la lumière du soleil
permet la production de vitamine D par la peau.
Traitement Des niveaux plus bas de vitamine D sont associés à une
activité plus élevée de la maladie (comme la douleur, l’inflammation et des valeurs inflammatoires élevées
comme la CRP et la VS). Bien que ces résultats indiquent un effet possiblement
bénéfique de la vitamine D, il n’y a pas de preuve de réduction de la maladie
par la prise de suppléments de vitamine D.
4.5 Sommeil perturbé — 33 à 38 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.5 Sommeil perturbé — 33 à 38 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Une mauvaise qualité de sommeil chronique augmente le risque
de PR. Une étude récente a trouvé une relation en U
entre la durée du sommeil et la PR : tant les personnes avec un repos nocturne très court que
celles avec des temps de sommeil extrêmement longs avaient un risque plus grand de développer la
PR (Liu,
2024).
Traitement Le sommeil perturbé est fréquent chez les personnes atteintes de PR et
est fortement lié à la douleur et aux limitations fonctionnelles. Dans une étude,
les personnes avec plus de douleur rapportaient plus souvent une durée de sommeil non optimale
(Grabovac
2018). La douleur contribue à un mauvais sommeil, et à
son tour ce manque de sommeil contribue à la douleur, à la fatigue et aux
limitations. Les traitements non médicamenteux comme la relaxation,
la restriction de sommeil et la méditation améliorent de manière prouvée la qualité du sommeil
(Tang, 2015), et méritent donc une attention dans le
traitement de la PR.
4.6 Stress — effet important
Section intitulée « 4.6 Stress — effet important »Risque de PR Le stress chronique et les émotions négatives sont fréquents
chez les personnes atteintes de PR et peuvent amplifier leurs symptômes comme la douleur, la fatigue et
les limitations de mouvement. Les problèmes liés au stress comprennent entre
autres l’anxiété, les sentiments dépressifs, la morosité et un sentiment
d’impuissance (Nagy,
2023). Une grande étude a montré que les femmes avec
des symptômes de SSPT (syndrome de stress post-traumatique) ont 76 pour cent plus de risque
de développer la PR (Lee,
2017).
Traitement Il est prouvé que les interventions psychologiques comme
la gestion du stress, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la pleine conscience et
la thérapie de groupe peuvent réduire les symptômes et améliorer la qualité de vie.
Un aperçu récent de toutes les recherches disponibles
conclut que de telles interventions ont un effet modéré à fort positif
sur la douleur, la fatigue, les symptômes de stress et le bien-être général
chez les personnes atteintes de PR (Nagy,
2023).
4.7 Tabagisme — 40 pour cent de risque plus élevé
Section intitulée « 4.7 Tabagisme — 40 pour cent de risque plus élevé »Risque de PR Le tabagisme est l’un des facteurs de risque les plus importants pour la PR
et explique environ 20 à 25 pour cent de tous les cas. Chez les personnes
qui ont déjà fumé, le risque est environ 40 pour cent plus élevé, et
chez les gros fumeurs encore plus élevé. Arrêter de fumer réduit le risque
progressivement ; après 20 à 30 ans sans fumer, le risque est à nouveau
comparable à celui des personnes qui n’ont jamais fumé. Même le
tabagisme passif augmente le risque de PR, donc les environnements sans fumée sont
aussi importants (Romao,
2021).
Traitement Les personnes atteintes de rhumatismes qui arrêtent de fumer connaissent souvent
moins d’activité de la maladie, un meilleur fonctionnement des médicaments (Saevarsdottir,
2011) et moins de problèmes de santé associés.
4.8 Consommation excessive d’alcool — effet peu clair
Section intitulée « 4.8 Consommation excessive d’alcool — effet peu clair »Risque de PR L’alcool a une relation complexe avec la PR. Une
consommation d’alcool régulière mais modérée semble réduire légèrement le risque de PR
(14 pour cent avec un verre de bière ou de vin par jour), tandis qu’une
consommation excessive ou au contraire l’évitement complet de l’alcool sont associés
à un risque plus grand (Romao,
2021).
Traitement Bien qu’une consommation modérée d’alcool n’ait pas
d’influence directement négative pour certaines personnes, une consommation régulière ou importante d’alcool
peut conduire chez les personnes atteintes de PR à plus de symptômes, comme des inflammations et de la douleur.
Surtout avec certains médicaments (comme le méthotrexate) ou avec des affections
associées (comme des problèmes hépatiques ou la goutte), le risque de
symptômes augmente.
5. Interventions combinées de mode de vie
Section intitulée « 5. Interventions combinées de mode de vie »Dans les paragraphes précédents, nous avons examiné les facteurs individuels de mode de vie comme l’alimentation, l’exercice, le sommeil, le stress et le tabagisme. Mais que se passe-t-il si vous combinez ces facteurs ? Deux études néerlandaises — Leef! met Reuma et Plants for Joints — l’ont fait. Qu’a apporté une telle intervention combinée de mode de vie ? Et quelle est la force de la preuve ?
5.1 Leef! met Reuma
Section intitulée « 5.1 Leef! met Reuma »En 2021 a démarré le programme de mode de vie Leef! met Reuma, développé
par Voeding Leeft et étudié par l’Erasmus MC. Le programme
ciblait les personnes atteintes entre autres de polyarthrite rhumatoïde (88
participants) et comprenait des interventions dans les domaines de l’alimentation, de l’exercice,
de la relaxation et du sommeil. L’alimentation consistait en un régime méditerranéen, avec
beaucoup d’aliments non transformés (Slingerland,
2024).
Le programme consistait en une partie intensive de 3 mois, suivie d’une
période de suivi de 21 mois. Le programme de mode de vie se concentrait sur
quatre piliers : alimentation, exercice, relaxation et sommeil. Le
régime prescrit était comparable au régime méditerranéen, avec
l’accent sur les aliments non transformés (surtout les légumes).
Les résultats ont montré que les participants atteints de PR après trois mois rapportaient moins
de raideur matinale et de problèmes de sommeil, et montraient aussi une perte de poids.
Ces effets positifs se sont maintenus jusqu’à la fin du
suivi (24 mois), avec des améliorations persistantes de la douleur,
de la raideur matinale et de la qualité du sommeil. De ces améliorations,
l’amélioration de la raideur matinale dépassait le seuil MCID : le seuil d’une
amélioration cliniquement pertinente.
Ce qui rend cette étude particulièrement intéressante est que l’amélioration mesurée était
encore là après deux ans, alors que les participants n’avaient reçu que trois mois
d’accompagnement. Le programme semble donc produire un changement
comportemental durable.
Il y a cependant aussi quelques remarques : (1) l’étude n’avait pas de
groupe contrôle, ce qui rend la force de la preuve un peu moins solide, et (2) elle
ne contenait pas de mesure de l’activité de la maladie (comme le DAS28).
5.2. Plants for joints
Section intitulée « 5.2. Plants for joints »Le programme Plants for Joints (PFJ) a étudié une intervention combinée de mode de vie. L’étude était un essai contrôlé randomisé (ECR) avec un groupe contrôle, et examinait aussi l’activité de la maladie.
L’intervention comprenait un programme de quatre mois avec des réunions de groupe et un accompagnement dans les domaines d’un régime végétalien complet, de l’exercice, de la gestion du stress et du sommeil (Walrabenstein, 2023, Wagenaar, 2024).
Chez les personnes atteintes de PR, l’intervention a conduit à une diminution cliniquement pertinente de l’activité de la maladie (DAS28 -0,9 comparé au groupe contrôle), qui s’est maintenue un an après la fin de l’intervention. De plus, les participants ont vu des améliorations des valeurs inflammatoires.
Une remarque concernant cette étude est que la baisse de l’activité de la maladie (DAS28) consistait principalement en des améliorations subjectives comme moins de douleur et une meilleure santé ressentie, tandis que les composantes objectives — notamment le nombre d’articulations gonflées et les valeurs inflammatoires — s’amélioraient moins fortement ou pas significativement.
6. Conclusions
Section intitulée « 6. Conclusions »Bien que les médicaments restent essentiels dans le traitement de la polyarthrite
rhumatoïde, les recherches montrent que les facteurs de mode de vie jouent un rôle crucial
— tant dans l’apparition que dans l’évolution de la maladie.
La recherche sur le mode de vie dans la PR montre que l’adoption d’un
mode de vie plus sain est efficace. Des programmes comme Plants for Joints
et Leef! met Reuma montrent qu’une approche avec attention pour
l’alimentation, l’exercice, la gestion du stress et le sommeil peut conduire à des améliorations
cliniquement pertinentes de l’activité de la maladie, des valeurs inflammatoires et des
symptômes ressentis.
Spécifiquement, les éléments suivants semblent aider :
- Viser un poids sain
- Utiliser une alimentation saine (riche en oméga 3, légumes, fruits et fibres)
- Faire de l’exercice régulièrement (150 minutes par semaine d’effort modéré plus deux fois par semaine de musculation)
- Réduction du stress par des techniques de relaxation
- Une bonne hygiène de sommeil
- Arrêter de fumer.
Pour les personnes atteintes de PR, cela offre une perspective : en plus des médicaments, ils ont eux-mêmes une influence sur l’évolution de la maladie. Par des choix de mode de vie conscients, ils peuvent réduire leurs symptômes, améliorer leur santé générale et peut-être même augmenter l’efficacité des médicaments.
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Veelgestelde vragen
Comment puis-je adapter mon mode de vie pour améliorer mes rhumatismes ?
Un mode de vie sain peut réduire les symptômes de la PR en se concentrant sur : un poids sain, une alimentation saine, une activité physique régulière, la réduction du stress, un bon sommeil et l'arrêt du tabac. Des programmes néerlandais de mode de vie comme *Leef! met Reuma* et *Plants for Joints* montrent que cette approche est efficace pour réduire la douleur, la raideur et l'activité de la maladie.
Quelle alimentation est bonne pour la polyarthrite rhumatoïde ?
Pour la PR, un régime alimentaire riche en acides gras oméga 3 (comme dans les poissons gras), légumes, fruits et fibres est le plus efficace. Les suppléments d'oméga 3 ont la preuve la plus solide pour réduire la douleur, la raideur matinale et les inflammations. Le régime méditerranéen montre également des résultats positifs. Le jeûne peut temporairement améliorer les symptômes, tandis que pour le régime végétalien, les résultats sont contradictoires.
La polyarthrite rhumatoïde peut-elle être complètement guérie ?
Une guérison complète est rare ; seulement 10-20 pour cent des patients atteignent une rémission durable où tous les médicaments peuvent être arrêtés. Pour 80-90 pour cent des personnes, un traitement continu reste nécessaire. Cependant, les ajustements du mode de vie en complément des médicaments peuvent réduire considérablement les symptômes, même lorsque les inflammations articulaires sont sous contrôle.
L'exercice aide-t-il à réduire la douleur rhumatismale ?
Oui, l'exercice régulier est prouvé efficace pour réduire la douleur, la fatigue et les limitations de mouvement dans les rhumatismes. La recommandation est d'au moins 150 minutes par semaine de marche ou de vélo, plus deux fois par semaine des exercices de renforcement musculaire. L'exercice est sûr pour les rhumatismes et il n'est jamais trop tard pour commencer. De plus, les personnes qui font régulièrement de l'exercice ont 35 pour cent moins de risque de développer la PR.
Quelle est l'influence du stress sur la polyarthrite rhumatoïde ?
Le stress a un effet très négatif sur les rhumatismes. Le stress chronique et les émotions négatives peuvent amplifier des symptômes comme la douleur, la fatigue et les limitations de mouvement. Les personnes présentant des symptômes de SSPT ont même 76 pour cent plus de risque de développer la PR. Les interventions psychologiques comme la gestion du stress, la thérapie cognitivo-comportementale, la pleine conscience et la thérapie de groupe peuvent efficacement réduire la douleur, la fatigue et le stress et améliorer le bien-être général.
Quel est l'effet de l'arrêt du tabac sur les rhumatismes ?
Le tabagisme est un facteur de risque important pour la PR et explique 20-25 pour cent de tous les cas. L'arrêt du tabac réduit l'activité de la maladie, améliore l'efficacité des médicaments et diminue les problèmes de santé associés. Le risque de PR diminue progressivement après l'arrêt ; après 20-30 ans sans fumer, le risque est à nouveau comparable à celui des personnes qui n'ont jamais fumé.
La perte de poids aide-t-elle pour la polyarthrite rhumatoïde ?
Oui, la perte de poids peut réduire considérablement les symptômes tels que la douleur, les inflammations et la fatigue. Les personnes en surpoids ou obèses ont un risque 25 pour cent plus élevé de PR et répondent moins bien aux médicaments. Ils atteignent également moins souvent une rémission durable. Viser un poids sain est donc une partie importante du traitement.
Le régime méditerranéen est-il bon pour les rhumatismes ?
Le régime méditerranéen montre des résultats prometteurs pour la PR, surtout en complément du traitement régulier. Les recherches indiquent des améliorations de la douleur, de la fonction physique et de la raideur matinale. Les programmes néerlandais de mode de vie comme *Leef! met Reuma* qui prescrivent un régime méditerranéen avec l'accent sur les aliments non transformés (surtout les légumes), montrent des effets positifs durables sur la douleur et la raideur.
Sources scientifiques pour cet article
Section intitulée « Sources scientifiques pour cet article »• Arkema, E. V., Hart, J. E., Bertrand, K. A., Laden, F., Grodstein, F., Rosner, B. A., Karlson, E. W., & Costenbader, K. H. (2013). Exposure to ultraviolet-B and risk of developing rheumatoid arthritis among women in the Nurses’ Health Study. Annals of Rheumatic Diseases, 72(4), 506—511. https://doi.org/10.1136/annrheumdis-2012-202302\ • GBD 2021 Rheumatoid Arthritis Collaborators. (2023). Global, regional, and national burden of rheumatoid arthritis, 1990-2020, and projections to 2050: A systematic analysis of the Global Burden of Disease Study 2021. Lancet Rheumatology, 5(10), e594—e610. https://doi.org/10.1016/S2665-9913(23)00211-4\ • Di Giuseppe, D., Bottai, M., Askling, J., & Wolk, A. (2015). Physical activity and risk of rheumatoid arthritis in women: A population-based prospective study. Arthritis Research & Therapy, 17(1), 40. https://doi.org/10.1186/s13075-015-0560-2\ • Gioxari, A., Kaliora, A. 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